Retour sur la Fisherman’s Friends Strongmanrun

Ce qui m’avait motivé à monter une équipe pour la Strongmanrun? Rendons avant tout hommage à Camille et Katja, deux filles de ma classe qui m’ont mis cette idée en tête. Mais je crois que c’est avant tout le challenge de participer à une course plus longue et plus difficile.

Le rendez-vous était fixé le samedi 6 juin pour 18km de course et autant d’obstacles. Je sortais de 6 semaines de stages épuisé et le réveil sonnait très tôt ce samedi matin en Valais. Direction Engelberg non loin de Lucerne pour aller transpirer et prendre des bains de boue (il parait que la boue est très bonne pour la peau. Les cailloux un peu moins. Ils ont laissé quelques marques sur nos genoux).

Il a fallu échanger un bon nombre de mails avec les organisateurs qui maitrisent autant bien le français que nous le suisse-allemand, mais l’organisation sur place étaient impeccable. Presque une obligation pour caser 7’000 coureurs et 15’000 spectateurs dans un petit village suisse-allemand de 3’000 âmes. Rien à dire de ce côté là. Après avoir perdu quelques membres de l’équipe pour cause de vacances, de maladie ou encore d’armée, nous avons retrouvé Noémie et Jérémie sur place, sans déguisement cette année.

Le départ était fixé à 14h et ils ont été ponctuels. Par contre pour faire partir 7’000 coureurs d’un coup, cela a pris un peu de temps. Environ 50 minutes, de quoi avoir les jambes qui démangent, la tête qui chauffe avec le thermomètre qui avoisinait les 30 degrés. Une puce accrochée à nos chaussures pour nous chronométrer et nous attaquons aux alentours de 15 heures et les premiers kilomètres de course annoncent tout de suite la couleur.

Le troisième obstacle, nommé « Und Tchüss », sans doute là pour nous rincer après avoir manger de la boue, avait quelque chose de magique… en théorie. En pratique je ne crois pas encore avoir acquis la technique puisqu’après deux mètres, je me suis retrouvé en arrière à ne plus rien contrôler. A moins que ce soient les filles qui m’aient tendu un piège, ça restera un mystère.

Voilà pourquoi je suis 100 fois plus sale que Noémie, qui garde une certaine classe, même à travers les champs de pneus.

Le but de la course étaient de réalisé deux tours d’un parcours long de 9km. Mais au cours du deuxième tour, quelques grimaces apparaissent sur certains visages.

Après avoir traversé une rivière, des champs de boue, escalader des rondins, des bottes de paille et après avoir fait le plein d’énergie en se faisant électrocuter dans le Potz-Blitz (coup de foudre), tout ça deux fois, nous avons bouclé nos 18km de course, épuisés mais heureux.

Si vous voulez jouer au guerrier avec nous, rendez-vous l’année prochaine, ou sans doute bien avant pour une prochaine course. Et un grand merci à Jean-Luc pour ses photos et son ravitaillement sur place.

Simon

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